Froid... J'ai froid.
Je regarde mes mains, se refermer, s'ouvrir. Quelle odieuse partie de mon corps... Les veines en ressortent, bien trop pour une personne normale. Normal, oui... Des fois je me surprends à le rêver. Être juste jeune et con, vivre en imbécile heureux, mais heureux tout de même...
Je redresse le menton. Le monde n'est plus qu'un amas de ruines, de désolation et de déception. Moi qui avait tant misé sur ce monde... Je n'ai plus froid. Ce dernier m'habite. Mon élément. Je me sens bien, le chaud me paraîtrait désormais presque .. irritable.
D'une voix fine et glaciale, cette partie sombre de moi rit tout doucement, un rire qui monte en crescendo, de plus en plus fort, jusqu'à devenir strident, à en éclater les vitres des restes de voiture à ma droite. Le bâtiment devant moi vole en éclat, les débris m'évitent, comme si j'étais damné: le dernier homme sur terre, qui ne pourrait mourir, même de son gré.
Je t'en veux d'avoir fugué, alors que je m'étais tué à faire que cette journée soit la plus belle de cette année.
Je t'en veux de l'avoir fait sur un coup de tête.
Je t'en veux de m'avoir fait cette blague, alors que tu savais à quel point cela me faisait souffrir, et à quel point j'étais paranoïaque.
Je t'en veux de m'avoir oublié, et encore une fois ignoré.
Le fait de ces actes sont encore des "hasards" douteux... Encore, qui viennent s'ajouter aux autres. Tu as toujours une bonne raison pour m'éviter, me ridiculiser, me laisser trainer à tes pieds, sans m'accorder plus d'importance. nies le si tu veux: Nombreux sont ceux et celles qui m'ont demandé pourquoi j'étais avec toi.
Ces seuls faits ne justifient pas que je t'en veuille. C'est juste la fin de ma souffrance, des ennuis. La fin des longues psychotes, du temps gâché à me demander pourquoi est-ce que tu es si froide, si distante. Pourquoi tu as décidé de ne plus me parler de ta vie.... Oui tu as une vie, je voulais juste en faire partie, en tant que petit ami... En tant que ton futur époux. Tu m'en veux d'avoir reçu des sms douteux d'une personne que j'ai connu il y a un mois. Mais tu gardes secret pour moi un blog, un journal intime et tes amis. Tu gardes secret tout ce que toi et tes amis vous vous dites, dans la cour, devant mon nez. Si tu savais à quel point j'ai été irrité de savoir que ton amie pouvait lire ton blog et pas moi... Un pas de moins pour la confiance. Tu n'écoutes plus mes conseils. Qui pourtant t'auraient bien servi. Je n'ai même plus le courage de dire que je t'avais prévenu. Juste de quoi espérer que tu ne recommencera pas... Un pas en moins pour la confiance. Tu réserves une telle place à tes amis que tu n'en a plus beaucoup pour moi. Ne dis pas que c'est parce que je te harcelle: A coté d'ina, je passerais pour un associal te fuyant.
Cette journée m'a frustrée. Mais je me retiens, et comme toujours, je te fais aveuglément confiance, moi.
Juste que... Tu ne me fera plus souffrir.
"Si tu pleures pour cette personne, et qu'elle l'a fait volontairement, tu peux déjà te réjouir. ça signifie qu'elle n'est pas faite pour toi."
si je m'en tenais à cette phrase non sans sagesse,
si je m'en tenais aux conseils autour de moi,
si je m'en tenais à ce qu'IL me raconte...
...
Je regarde à présent avec amertume le chemin que m'a creusé cet homme, aussi vieux que le diamant que j'aurai aimé t'offrir. Je m'avance, le sourire aux lèvres, passant entre les débris du bâtiment qui était à cet endroit tout à l'heure... traversant les bureaux en plein air, un grand sourire aux lèvres, j'éclate de rire, observant les murs vides des façades encore debout...
Plus pour longtemps...
Freedom of darkness, liberty of my heart...